L’Italie dévoile une gigantesque mosaïque romaine
La ville de Rome dévoile la plus grande mosaïque du monde romain pour la réouverture du musée des thermes de Trajan. Diaporama.
En l’an 109 de notre Ère, le 22 juin exactement m’apprend Euronews, l’empereur Trajan inaugurait à Rome un complexe thermal de 60 000 mètres carrés. Depuis le 12 septembre, ses vestiges accueillent un nouveau musée présentant deux pièces exceptionnelles : la plus grande mosaïque et la plus grande fresque de la civilisation antique, (partiellement) conservées jusqu’à nos jours.
Inauguré par le maire de Rome Roberto Gualtieri (Parti Démocrate), le musée des Thermes de Trajan n’est pour l’instant ouvert que quelques heures par semaine, le temps de mesurer l’effet des visites sur ces pièces archéologiques exceptionnelles que sont la fresque dite « de la ville peinte » —représentant une ville latin imaginaire (ou non identifiée)— et la mosaïque « de la muse et du philosophe » où l’on peut voir notamment une muse et un philosophe, ce qui pourrait expliquer son nom. Connues depuis longtemps des spécialistes mais désormais restaurées, toutes deux sont immenses :
Déjà partiellement visible, la partie mise au jour après la restauration — qui permet d’admirer "le philosophe et d’autres figures d’une qualité artistique extraordinaire", a expliqué Gualtieri — atteint cinq mètres de hauteur. Cependant, les découvertes réalisées sous la décoration ont permis de reconstituer un espace à l’origine beaucoup plus haut, avec des murs qui devaient monter jusqu’à environ douze mètres.
Le maire a ajouté que "ce sont les deux pièces maîtresses, vraiment uniques, que l’on pourra voir et dont on fouillera simultanément les abords, car la Surintendance poursuivra le travail de recherche".
Les thermes de Trajan ayant été construits sur l’emplacement de la détestée « Maison dorée » de Néron, on ignore encore si ces œuvres d’art monumentales ont été commanditées spécifiquement pour être admirées par les citoyens, ou si elles figuraient à l’origine dans la demeure de ce petit bâtard.
Les voici rien que pour nos yeux.







Courtesy Sovrintendenza Capitolina